De délicieux gâteaux alsaciens : les bredele

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Compliqué cette année pour les marchés de Noël, alors cette année dans notre boutique retrouvez une nouvelle gamme de gâteaux gourmands alsaciens, les « bredele » généreux et gourmands de  la Maison Alsacienne de Biscuiterie

Mais revenons sur l’histoire de ces délicieux gâteaux alsaciens :

Histoire des petits gâteaux de Noël alsaciens appelés Bredele

 

Les Alsaciens étant de grands gourmands, il existe une multitude de petits gâteaux de Noël appelés Bredele. Ils forment à eux seuls une grande part du patrimoine culinaire alsacien, tant ils varient par leurs formes et par leurs saveurs. Avant d’être croqués, ils sont déjà une véritable fête pour l’œil !

En dialecte, leur nom varie selon que l’on est Haut‐rhinois (bredala) ou Bas‐Rhinois (bredele) et, à Strasbourg, on les appelle bredle… « Bredele » vient du mot allemand « Brot » qui signifie « pain ». Ce sont donc littéralement des « petits pains ». Leur petite taille est leur point commun à tous, puisqu’elle ne dépasse pas 3‐4 cm, que ce soit en hauteur, en largeur ou en diamètre.

Mais il existe des bredele spécifiques, ceux que l’on confectionne à l’approche de Noël (Winàchta) : on les appelle les Winàchtsbredele, ou petits gâteaux de Noël. Selon un dicton alsacien : « Quand au crépuscule rougeoie l’horizon, on dit que c’est le Christkindel (l’enfant Jésus) qui allume le four pour faire cuire les bredele… « . Traditionnellement, la confection des bredele commence dès la fin novembre et se poursuit tout au long de l’Avent.

Cela s’explique par le fait que, jusque dans les années 1950, les bredele servaient aussi à décorer le sapin de Noël. Pendant longtemps, les décorations du sapin faisaient office de cadeaux : les bredele et les petits pains d’épices étaient souvent les seuls présents que recevaient les enfants puisque les ingrédients entrant dans leur composition étaient rares et chers (farine blanche, fruits confits, épices, sucre de canne, beurre).

Les théories sur l’origine des bredele sont nombreuses. De mémoire d’Alsacien, « Ça existe depuis toujours ! ». Certains indices laissent à penser que la fabrication des bredele viendrait des traditions des peuples païens qui ont vécu en Alsace. En effet, les Celtes et les Romains offraient aux dieux des petits gâteaux à base de farine et de miel.

D’autres indices sur la fabrication des bredele sont révélés par les moules qui servaient à les façonner. Les plus anciens retrouvés aux abords du Rhin datent du 14e siècle. Et la première recette de bredele à être mentionnée dans des écrits du 16e siècle est celle du « Anisbrod « , littéralement « pain à l’anis « , l’ancêtre des actuels Springerle et Anisbredele.

Au 16e siècle, les moules à bredele étaient fabriqués en terre cuite, un matériau permettant plus facilement des décors fantaisie et résistant à la cuisson. Puis, à partir du 18e sont apparus les moules métalliques et les emporte‐pièces et, avec eux, d’innombrables formes différentes.

A partir du 19e siècle certains ingrédients de base deviennent plus accessibles, comme le sucre de canne, la farine, le beurre, les fruits à coques et les épices. La créativité et l’inventivité des boulangers alsaciens n’a alors plus de limites, et de multiples recettes de petits gâteaux très variés voient le jour.

Les bredele les plus connus : les butterbredele, petits gâteaux au beurre, parfois glacés au citron, les anisbredele, petits gâteaux ronds et soufflés à l’anis, les schwowebredele, ou petits gâteaux souabes aux amandes et dorés aux jaunes d’œuf, les spritzbredele, petits sablés formés grâce à une poche à douille, les leckerli, petits pain d’épices aux fruits confits en forme de losanges glacés au sucre et au kirsch, les springerle, ou pain d’anis, découpés avec des emporte‐pièces spécifiques leur donnant un motif en relief.

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